Vivre dans la reconnaissance…

Vivre dans la reconnaissance

Plus qu’une gratitude occasionnelle, vivre dans la reconnaissance est un style de vie dont la confiance en Dieu, la paix intérieure et la sérénité sont les expressions visibles. La Bible exhorte à cultiver une vie reconnaissante en tout temps. Quelles sont les raisons profondes pour développer une attitude reconnaissante même dans un contexte difficile et compliqué ?

NOUS SOMMES RESSUSCITÉS AVEC CHRIST, V.1-4.

En Lui, Dieu nous a fait passer de la mort à la vie. Nous portons en nous la puissance et la vie du Christ ressuscité. Maintenant, Christ est notre vie. Nous sommes ressuscités avec Lui pour l’éternité. Ce que nous possédons déjà fermement par la foi se réalisera quand Christ paraîtra. Telle est notre espérance.

NOUS AVONS UNE NOUVELLE VIE EN CHRIST, V.5-11.

En Christ par son Esprit, Dieu nous a régénérés pour une vie nouvelle. Le fondement de cette régénération est la croix où le Christ s’est livré pour le pardon de nos péchés. Le signe de cette nouvelle vie est la sainteté. Notre connaissance croissante du Seigneur nous permet de nous débarrasser de notre ancienne façon de vivre. Telle est notre collaboration avec le Dieu.

NOUS SOMMES CHOISIS PAR DIEU, V. 12.

Dieu s’est fait connaître à nous. Choisis par Lui en Jésus, nous sommes devenus ses bien-aimés, mis

à part pour Lui, v.12. Dieu nous aime, c’est l’essentiel de la vie. Continuellement, nous sommes au bénéfice de sa grâce providentielle. Nous ne pouvons pas avoir plus que Dieu. Tout nous vient de Lui. Telle est notre richesse.

NOUS SOMMES REVÊTUS DE LA GRÂCE DE DIEU, V.13.

Dieu nous fait participer à sa grâce. Nous disposons des habits éternels du Christ : la compassion, la bonté, l’humilité, la douceur, la patience… v.12. Nous en sommes fiers. Si nous sommes revêtus du caractère de Jésus pour vivre nos relations, il convient de s’en parer constamment pour aimer jusqu’à pardonner comme le Christ. Tel est notre devoir.

NOUS SOMMES L’ÉGLISE DU SEIGNEUR.

Placés dans l’Église de Jésus-Christ, nous sommes appelés à la paix comme un seul corps. Avec les frères et sœurs en Christ, nous cultivons la paix mise dans notre cœur, afin qu’elle règne dans nos rapports.

La paix est un signe de notre communion en Christ. Telle est notre préoccupation.

Dans notre contexte d’insatisfactions malsaines, celui qui se nourrit de ce qu’il est et possède en Christ, vit dans la reconnaissance à Dieu. Si la dévalorisation de soi, l’angoisse, le pessimisme, la colère refoulée ou explosive, les relations difficiles, voire conflictuelles, gangrènent sa vie, il sait que sa vie est en Christ. Il est assuré de l’activité souveraine et bienfaisante de Dieu dans sa vie. Sa vie de reconnaissance s’exprime entre- autres par des cantiques… v. 16.

Vivons dans la reconnaissance !

Patrice KAULANJAN

(article issu de l’IBphile n°193)

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Retour sur les festivités du centenaire à Montpellier samedi 15 janvier

Retour sur les festivités du centenaire à Montpellier samedi 15 janvier !

4 représentants de l’IBN (2 professeurs et 2 étudiants) sont allés à la rencontre des pasteurs évangéliques, anciens étudiants et amis de l’Institut de Montpellier et sa région le samedi !
Le cours du matin sur le livre d’Esther a réuni une bonne trentaine de personnes représentant une petite dizaine d’Églises. Ce cours marquait le lancement de l’École biblique de Montpellier par Olivier Rcz, ancien étudiant de l’Institut et implanteur d’une Église CAEF à Jacou. Cette école, partenaire de l’IBN, a pour objectif d’aider les croyants à “mieux connaître la Bible, appliquer ses enseignements dans leur vie et dans l’église, développer des éléments de réponse aux thématiques actuelles et sociétales”. Pour plus d’informations : www.ecolebibliquemontpellier.fr/
L’après-midi a permis de rassembler quelques anciens étudiants autour de l’exposition “À l’ombre du grand cèdre” (tiré du livre du même nom écrit par Anne Ruolt) et d’évoquer quelques souvenirs de leur séjour à Nogent. Une conférence par Anne Ruolt et Etienne Lhermenault a retracé l’histoire de l’Institut sous l’intitulé “Huit visages pour dire toute une histoire”. Un verre de l’amitié a conclu cette journée bien remplie.
Prochaine étape : Nantes, le samedi 23 avril dans les locaux de l’Église protestante évangélique Nantes-Boissière 22 rue des Renards.

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Lancement de l’EBM soutenu par l’IBN

Lancement de l’EBM soutenu par l’IBN

En partenariat avec l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne, l’École Biblique de Montpellier propose d’approfondir ses connaissances bibliques avec des cours proposés en présentiel à Montpellier. L’IBN met à disposition plusieurs de ses professeurs dont Étienne Lhermenault et Anne Ruolt dès 2022 !

L’EBM s’adresse à tous les chrétiens qui vivent près de Montpellier et qui désirent mieux connaître la Bible, appliquer les enseignements bibliques dans sa vie et dans l’Église, développer des éléments de réponse aux thématiques actuelles et sociétales.

Je me renseigne sur l’EBM

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D comme Dernières étapes

D comme Dernières étapes …

Comment mieux marquer le centenaire de l’IBN que par l’inauguration du bâtiment D ? Cette année, grâce à la fidélité de notre Seigneur, nous célébrons cent ans de formation des serviteurs pour le royaume, et nous ne voulons pas ralentir dans ce ministère. Le bâtiment D a pour but de pérenniser ce travail, en augmentant notre capacité d’accueil, afin de former d’avantage de serviteurs pour l’Église en France, pour, Dieu voulant, les cent prochaines années, et au-delà !

La construction avance très bien : le ravalement est en cours ainsi que toutes les finitions intérieures (enduit, carrelage, peinture…). La fin des travaux est prévue pour début janvier et l’inauguration aura lieu le samedi 2 avril 2022.

Nous louons le Seigneur qui a pourvu à la construction de ce bâtiment. Malgré une promotion plus modeste cette année, toutes les chambres de notre internat sont occupées, et certains étudiants attendent l’ouverture du bâtiment pour commencer leurs études. Nous sommes tellement reconnaissants pour vos dons et vos prières qui nous ont permis de réaliser ce projet ambitieux. Merci de prier avec nous que Dieu pourvoie les derniers fonds nécessaires : il nous manque encore 180 000 € pour couvrir le coût total (construction + mobilier).

Découvrir les modalités pour faire un don pour le bâtiment

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Dieu vit que cela était bon

Dieu vit que cela était bon

En juin dernier, l’IBN a organisé pour la première
fois, une extension du colloque Dabar
en Europe francophone. Nous étions heureux de réunir un groupe de 12 personnes, composé de représentants des écoles bibliques et facultés de théologie francophone (INFAC) et plusieurs scientifiques évangéliques.

Organisé par le Carl Henry Center (Trinity Evangelical Divinity School, Illinois), ce colloque cherche à promouvoir la recherche théologique dans le domaine de la doctrine de la création qui soit à la fois fidèle aux convictions évangéliques et en interaction avec des travaux pertinents en sciences naturelles. Cette année, le colloque avait pour thème « Dieu vit que cela était bon : unir l’ordre naturel et moral ».

La bonté de la création est une affirmation centrale du premier chapitre de la Genèse, mais elle est souvent négligée dans les débats modernes sur les origines. D’une part, cette bonté est directement liée à la bonté de Dieu ; d’autre part, elle est opposée au péché et au mal. Les différents intervenants ont creusé la signification de la bonté de l’ordre naturel, et la question de savoir si les processus de l’évolution biologique, la souffrance et la mort animales seraient cohérents ou en opposition à cette affirmation. Une contribution particulièrement intéressante dans cette discussion venait d’un exposé de théologie biblique sur le mot tov (bon), dans le refrain du récit de la création : « Dieu vit que cela était bon ». On a suggéré que la création est bonne parce qu’elle accomplit le but pour lequel elle a été créée. Considérer ainsi la bonté change le regard porté sur le monde animal : peut-on vraiment considérer la chaîne alimentaire comme un mal et la conséquence du péché, si elle a été créée précisément pour ce but (cf. Ps 104.21) ?

Une particularité des colloques Dabar est leur déroulement : les articles sont distribués en avance et lors du colloque, chaque intervenant ne présente qu’un résumé de son article, suivi de deux répondants qui soulèvent les points forts et faibles de son argumentation. Cela laisse un temps significatif pour des questions et la réflexion se poursuit dans les groupes de discussion. Ce format a beaucoup plu à notre groupe francophone, puisque le travail de préparation en amont a généré des échanges riches et approfondis, et nous a permis d’avancer dans cet important débat.

Rachel VAUGHAN 

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Les études à l’Institut

Le 1 Novembre 2021

Les études à L’Institut

La sortie du livre « À l’ombre du grand cèdre. Histoire de l’Institut biblique de Nogent (1921-2021)» écrit par Anne Ruolt est l’occasion de revisiter le projet pédagogique de notre école. Voici quelques pages légèrement adaptées de l’ouvrage qui abordent ce sujet

(p. 378-384).

En 1988, le rapport moral exposé par Bernard Huck à l’AG présente le fruit de la réflexion des professeurs réunis le 11 mars 1985. Celui-ci résume la spécificité de l’Institut qui, selon eux, consiste en : « Une formation biblique, de théologie fondamentaliste (dans le bon sens du terme) mais aussi une formation spirituelle, humaine (vie communautaire et de piété) et pratique (initiation aux ministères) »2. Alors qu’il n’y avait en 1984 aucune condition de diplôme préalable pour commencer les études (ce qui est toujours le cas aujourd’hui), le CA de l’Institut se posait la question d’un « examen d’entrée sur les matières bibliques, voire une année préparatoire ». Cette mauvaise connaissance biblique de nombreux étudiants s’expliquait et s’explique toujours par un manque d’enseignement biblique dans les Églises3. Les réflexions menées en 1988 par Paul Sanders, autour d’un projet pédagogique » envisageaient d’étendre à quatre ans le programme d’étude plus exigeant pour répondre aux nouveaux besoins des Églises et des œuvres, insistant sur le degré de la motivation des élèves. « Beaucoup d’étudiants sont prêts à entrer dans les grandes écoles, connaissant les difficultés qu’ils vont rencontrer parce qu’ils sont motivés » affirmait-il, ajoutant « Cette motivation est bien sûr liée aux diplômes qu’ils obtiendront en fin d’études »4.

Dix ans plus tard, en 1998, Gauthier De Smidt présentait la visée de la formation à l’IBN en termes de maturité à acquérir. Il disait :

Si le savoir est un des buts de la formation, nous croyons aussi à l’importance des contacts, au partage des joies et des peines, aux temps des repas et de la détente, aux entretiens et à la prière en commun. C’est aussi ainsi que nos étudiants acquièrent une maturité5.

Ce qui suit recense plusieurs « moyens institutionnels » développés pour atteindre cet objectif de maturité autant dans la maîtrise des savoirs que dans l’exercice pratique et la vie quotidienne.

PÉDAGOGIE POUR FORMER LE CARACTÈRE

UNE PÉDAGOGIE VARIÉE, CENTRÉE SUR L’ENSEIGNANT ET LES CONTENUS

L’Institut n’a pas directement souscrit et développé les principes de la « pédagogie active », mettant l’élève au centre du processus. Des trois pôles en tension du triangle pédagogique de Jean Houssaye, l’enseignant, les savoirs et l’élève, où deux sont naturellement privilégiés au détriment du troisième qui « fait le mort » pour reprendre l’expression originelle, c’est d’abord la relation de l’enseignant aux savoirs à transmettre qui a été privilégiée. Le montre le premier des critères de recrutement des professeurs ou des chargés de cours, celui d’être en conformité avec les doctrines fondamentales de l’École. Ce n’est cependant pas le seul critère. Le second est celui de ses qualités humaines et pastorales, afin de servir de guide ou de « modèle » inspirant pour former des disciples. Ce processus de formation est représenté par la relation enseignant – élève du triangle pédagogique. Par contre, le processus d’apprentissage, représenté par la relation de l’élève aux savoirs, cher aux promoteurs de l’éducation nouvelle, a été le moins privilégié. L’élève est supposé avoir déjà « appris à apprendre ». La réputation de l’Institut, à ses débuts, s’est surtout faite sur l’aura et le rayonnement de ses premiers professeurs et de son directeur. Le modèle pédagogique a davantage été « enseignant-centré » puis « curriculumo-centré », lorsque l’institution a cherché à adopter les normes imposées par l’Association Évangélique Européenne d’Accréditation, même si celle-ci prenait davantage en compte le processus d’apprentissage des élèves.

J. M. Nicole a pourtant pratiqué la « classe inversée », avant qu’elle ne redevienne récemment à la mode, mais peut-être comme M. Jourdain pratiquait la prose, en l’ignorant, et en utilisant cette méthode pour gagner du temps sur ce qu’aurait exigé un cours magistral. Il avait plutôt fait sienne la formule de Ruben Saillens qui affirmait que « ce qui est neuf est rarement bon et ce qui est bon est rarement neuf » En quoi consistait ce mode d’enseignement ? Plutôt que d’exposer un cours de doctrine de façon magistrale et d’imposer à l’étudiant de prendre des notes, pour ensuite assimiler le cours et se présenter à un examen vérifiant l’acquisition des connaissances, le cours, dans le modèle dit de la « classe inversée », est bâti sur une série de questions, livrées à l’élève en amont du cours. C’est en quelque sorte l’étudiant qui prépare le cours en cherchant les réponses par lui-même. Le cours en classe s’organisait alors de la façon suivante : M. Nicole égrainait les questions en interrogeant au hasard un étudiant — honte à lui s’il n’avait rien préparé ! mais bienheureux celui qui était interrogé lors du premier cours, il était tranquille pour un petit moment—, celui-ci lisait ce qu’il avait préparé, puis le professeur corrigeait et complétait en structurant logiquement la réponse, et répondait aux questions que le sujet avait suscitées. Cette méthode favorise l’autonomie de la recherche « par soi- même », l’interaction adaptée aux questions de la classe et le travail d’apprentissage régulier, si… les élèves jouent le jeu et ne reprennent pas le travail de préparation effectué par un de leurs camarades ! Était-ce un choix pédagogique délibéré, ou était-ce un choix par défaut, pour survivre à la charge d’enseignement si variée qui fut celle de J. M. Nicole ? En tout cas, l’habitude a perduré chez M. Nicole lorsque ses différents « Précis » ont été publiés, faisant la synthèse de ses cours. Aujourd’hui si les questionnaires subsistent dans certains cours, ils sont souvent conçus comme une aide destinée à guider l’élève vers ce que le professeur veut qu’il sache restituer le jour de l’examen. L’étudiant y répond après le cours pour se préparer à l’examen, lequel consiste à être capable de répondre, sans ses notes, à une de ces questions tirées au sort.

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Article en intégralité dans le n°192 de l’IBphile

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Dieu merci, c’est lundi !

Dieu merci, c’est lundi !

Certains titres de livres que je n’ai jamais lus me sont restés en mémoire. Ainsi d’un ouvrage feuilleté, à la Convention de Keswick : Thank God It’s Monday. Vraiment ?
Le lundi est sans doute le jour de la semaine le moins aimé. Après les joies du week-end, il faut reprendre le chemin de l’école ou du travail. L’Institut ne fait pas exception, le lundi y est bien chargé. Si la reprise des activités « ordinaires » est parfois difficile, n’oublions pas que les lundis nous sont aussi donnés par Dieu.

APPRENDRE À LOUER DIEU POUR LES LUNDIS

Comment les études à l’Institut aident-t-elles nos étudiants à remercier Dieu pour les lundis ? C’est le cours sur la création qui vient d’abord à l’esprit1. L’humanité a reçu la vocation de régner en vice-gérant sur la terre et de cultiver le jardin. Ce mandat culturel fonde la dignité de tout travail (honnête). L’histoire de l’Église et des missions met en valeur les contributions culturelles de la foi chrétienne pour l’éducation, la santé, l’ethnologie, l’abolition de l’esclavage au 19e siècle… Et la Réforme a mis l’accent sur le sacerdoce universel de tous les chrétiens et la compréhension de tout métier (Beruf selon le terme forgé par Luther) comme vocation (Berufung). Bien entendu, les cours bibliques ne sont pas non plus en reste : pensons au livre de Ruth avec son attention au travail humble des moissonneuses, aux mises en garde des Proverbes contre la paresse et aux exhortations des épîtres concernant la vie dans la famille et au travail (2 Th 3.6-13 ; Ep 5.21 – 6.9 ; etc.). Il suffit de lire la Bible pour se rendre compte que notre Dieu est le Dieu du quotidien.

TOUS SERVITEURS À PLEIN-TEMPS

Reconnaissons-le : la tentation est réelle de réactiver l’opposition erronée entre service de Dieu d’un côté et travail « séculier » de l’autre en espérant encourager ainsi des personnes à se former pour le service en Église . Oui, être appelé au ministère de la Parole est un privilège. Oui, il manque des ouvriers sur les champs de mission, et bientôt dans les Églises évangéliques en France, si ces dernières ne se résolvent pas à investir davantage dans la formation de la prochaine génération de pasteurs .

Mais la promotion des ministères dans l’Église rassemblée ne doit pas se faire au détriment de notre réponse au mandat culturel. Les chrétiens dispersés au cours de la semaine à l’école, au travail et à la maison ne cessent pas pour autant d’être Église. Un pasteur qui ne l’aurait pas compris ne saurait équiper vraiment ses « ouailles » pour leur service dans le monde.

L’HÉRITAGE DE JOHN STOTT

Le théologien anglican John Stott, dont nous venons de commémorer le centenaire de la naissance (27 avril 2021) peut nous inspirer à cet égard. Au 20e siècle, c’est probablement lui qui a fait le plus pour la formation théologique évangélique, en particulier dans les pays du Sud, au moyen de Langham Partnership, une fondation alimentée par les droits d’auteur de ses nombreux livres. Cette dernière, un des acteurs clé du secteur, finance un vaste programme de bourses d’études et de publications théologiques. Pour autant, Stott savait aussi reconnaître et encourager des ministères dans d’autres domaines professionnels, de la médecine aux arts. Le professeur John Wyatt, auteur du livre précieux : Questions de vie et de mort (Excelsis, 2009), rend un témoignage vibrant à l’impact de Stott sur ses choix quand il fréquentait sa paroisse. Alors qu’il s’interrogeait sur le ministère pastoral, Stott l’a plutôt encouragé à poursuivre en médecine – et a même investi de son temps personnel pour lui apprendre à vivre chrétiennement sa vocation professionnelle .

LE CULTE DU VENDREDI APRÈS-MIDI

Pour revenir à l’Institut de Nogent, les étudiants y apprennent que Dieu est le Dieu de toute la vie, mais pas seulement dans les cours. Les fameux « TP »5 du vendredi après-midi aussi le leur enseignent. Oui, le croyant est appelé à exécuter toute tâche comme un service rendu à Dieu. Que le Seigneur nous accorde à tous, étudiants, membres de l’équipe et amis de l’IBN, de faire tout ce que nous faisons « pour la gloire de Dieu » (1 Co 10.31 ; cf. Ep 6.7).

LYDIA JAEGER

Extrait de l’IBphile n°191 (juin 2021)

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Pour une évangélisation connectée

Pour une évangélisation connectée

Chaque année, l’Institut envoie ses étudiants en stage d’évangélisation pour une semaine. Cette formation très pratique se fait en étroite collaboration avec diverses Églises de France. Pour 2020-21, en raison de la situation sanitaire, ce stage a pris une tout autre allure… En effet, Patrice Kaulanjan, son responsable, a initié avec l’aide de certains responsables d’œuvres ou d’Église spécialisés dans le domaine, une formule « connectée » qui laissait place à la théorie et à la pratique. Retour sur cette expérience innovante via cinq questions posées aux étudiants…

1/ COMMENT AS-TU VÉCU CETTE SEMAINE ?

Une bonne semaine d’évangélisation ! Le format Zoom approprié… Les intervenants étaient très intéressants, chacun apportant un regard complémentaire sur la façon d’utiliser le digital dans l’évangélisation.

J’aurais préféré vivre cette formation en présentiel, qu’elle puisse se dérouler normalement en permettant aux étudiants d’aller dans différentes Églises pour vivre l’expérience à 100 %. Mais avec la crise sanitaire, cela a tout compliqué, donc pour une première fois c’était une bonne chose.

Très bien ! Après un an sur Zoom, il y a deux choses à dire : l’une, c’est que l’on s’habitue à ce rythme, qu’on prend ses petites habitudes ; l’autre, c’est que l’on attend impatiemment le jour où l’on peut se retrouver sur place avec le prof et les étudiants ! Très contente donc d’avoir enfin un cours où nous étions tous réunis ! Mais (à ma grande déception, et celle des intervenants certainement), nous n’étions en général qu’une petite dizaine avec la caméra allumée… C’est triste ! Je voulais voir tout le monde, et cela n’a vraiment pas été le cas. Si c’était à refaire : avec plus de visages, s’il-vous-plaît

2/ QU’EST-CE QUE CELA T’A APPORTÉ ?

Un autre regard sur l’évangélisation digitale. Les outils qui nous ont été donnés, comme l’utilisation du site « Canva », m’ont permis de pouvoir diversifier ma façon de partager l’Évangile. Créer des vidéos, améliorer mes publications Instagram, de manière plus pertinente et percutante m’a bien plu.

De me rebooster par rapport à l’évangélisation digitale. En effet, c’est quelque chose que je faisais déjà via Instagram, en partageant sous différents formats, l’Évangile. Les 2 premiers jours, nous avons entendu des témoignages vraiment très édifiants et encourageants, cela m’a vraiment motivée à continuer d’évangéliser sur les réseaux sociaux.

J’aimerais dire « un autre regard sur l’évangélisation », mais en 3 ans à l’IBN, on a déjà entendu beaucoup de choses sur l’évangélisation d’aujourd’hui. Il y a des informations qui se répètent, mais l’avantage de cinq jours de formations sur ce sujet, c’est que l’on approfondit divers points. Ce qui était particulièrement pertinent, c’est l’apport sociologique et historique : nous devons connaître un minimum l’Histoire de notre pays, sa propre Histoire des religions et celle de l’Église. « Les évangéliques sont souvent très forts avec le message à transmettre, mais ont du mal avec le contexte ! » (Jean-Claude Girondin). Eh oui, notre passé compte… pour regarder en avant ! Concernant notre présent (et le présent en devenir), nous avons approfondi le thème de la jeunesse et d’Internet. Nous ne pouvons plus nous en passer aujourd’hui, même si tout le monde ne doit pas être « pro » des réseaux sociaux. Mais, nous ne pouvons plus nous permettre d’être trop en retard non plus : la société actuelle est ce qu’elle est, et dans le passé, chaque responsable d’Église et chaque chrétien tout simplement a dû s’adapter à son époque.

3/ TON REGARD SUR L’ÉVANGÉLISATION « DIGITALE »…

Je pense qu’aujourd’hui la communication passe en grande partie par le digital. J’ai beaucoup d’amis non-croyants sur mes comptes Instagram ou Facebook. Pouvoir réaliser des publications en lien avec l’Évangile est pertinent. Je dirais même que l’évangélisation digitale est devenue indispensable. Tous les moyens de communication sont bons pour répandre la Bonne Nouvelle et interroger nos contemporains sur leurs destinées.

Née dans les années 80, je n’ai pas grandi avec l’ordinateur… c’est venu tout doucement (ou tout rapidement !) alors que je

grandissais. J’avoue donc ne pas être totalement « branchée » parce que la vie ne se résume pas à une vie devant les écrans. Mais, je comprends l’importance et la pertinence de ces réseaux aujourd’hui. Ils atteignent énormément de personnes, en peu de temps, et dans le monde entier. Néanmoins, l’évangélisation par format digital ne doit pas se limiter aux écrans. Je pense que ça peut vite devenir une excuse pour ne pas évangéliser en réel, de personne à personne, dans un lieu donné. L’humain a besoin de contact (la crise de Covid nous l’a révélé). Il faut voir l’évangélisation dans sa globalité : les possibilités d’aujourd’hui, et l’humain qui a besoin de voir des réactions, des émotions, de l’enthousiasme, de la joie.

Je pense que c’est vraiment nécessaire surtout dans la génération hyper connectée dans laquelle nous sommes. L’Église aujourd’hui doit être dans l’air du temps et mettre en place des outils pour parler de Jésus sous un format digital. C’est vraiment une grande opportunité pour partager l’Évangile !

Extrait de l’IBphile n°191

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En souvenir de Jeanne dite Yannik Blocher

En souvenir de Jeanne dite Yannik Blocher

Extraits de l’évocation du parcours de Yannik Blocher

par Jacques Blocher

Le désarroi devant la mort nous conduit souvent à appeler à la rescousse des images spectaculaires. Avec la mort de Yannik, c’est d’abord un chant qui s’évanouit. C’est une voix qui nous accompagnait depuis toujours qu’engloutit le silence de la mort.

 

Le chant fut en effet le grand plaisir de sa vie et son domaine d’excellence incontesté, l’objet de grandes espérances, car elle avait vraiment de très grands dons… C’est sa professeur de piano établie au Perreux, elle-même cantatrice, qui lui donna ses premières leçons de chant et de diction. Après quelques années il lui fallut des professeurs plus experts encore. Au début des années 1960, Yannik étudie désormais avec John Riley, un baryton noir américain dont la critique musicale fit l’éloge, établi à Paris à la fin des années 1940.

 

C’est par le travail vocal que Yannik acquit la maîtrise de disciplines exotiques qui constituèrent le socle de sa future vocation d’enseignante : la pose de la voix (« dans le masque ! ») et la diction. La phonétique et le français furent pour elles des spécialités plus tardives… C’est grâce au chant, par l’enseignement de la diction, que Yannik fit ses premières armes d’enseignante vacataire à l’Institut, dès les années 1960.

 

Face à l’adversité, Yannik tenait ferme, l’obstination étant chez elle cousine de l’entêtement… À sa façon, « rock of ages » – roc séculaire – plutôt que « rock’n roll », elle fut un roc. Un rocher de tradition d’abord, faisant une règle de vie de l’aphorisme prêté à Ruben Saillens, selon lequel « les choses bonnes sont rarement nouvelles et les choses nouvelles rarement bonnes ».

 

Roc de tradition, roc de convictions aussi. Souriante toujours, tous l’ont connue intraitable sur la bonne doctrine comme sur le témoignage à rendre envers ceux qu’elle considérait comme non-croyants. Et pourtant Yannik n’eut jamais la foi « facile »… Elle ne fut jamais débarrassée du doute intellectuel, ni de l’anxiété qui constituait le fond de son tempérament et qui se concentra tour à tour, au fil des décennies, sur le niveau de ses ressources, sur la solitude qui lui pesait, ou sur son état de santé. Mais contre ses peurs et ses doutes, elle avait choisi d’affirmer sa foi, à temps et à contretemps, forçant sa timidité et parfois les usages, se reposant sur les théologiens présents et passés de la famille pour régler les détails…

 

À la plupart de ceux qu’elle croisait elle promettait sa prière, ce qui était pour elle une forme de don de soi. Car Yannik, qui avait elle-même bel et bien donné son cœur au Seigneur Jésus, aimait donner. Elle était un roc, certes, mais non pas de béton. Un rocher au cœur tendre comme ceux qu’on fait en chocolat, si j’ose dire… Elle fut aussi – pour beaucoup elle fut surtout – un cœur. Un cœur ardent et généreux qui clamait tout haut des sentiments que la pudeur ordinaire commande plutôt de taire. Et jamais une médisance. Elle était un cœur qui avait besoin de donner.

 

Ce samedi 6 mars, voulant sans doute se lever au petit matin selon son habitude, elle s’est effondrée à côté de son lit. Sans un cri. Tout porte à croire que son décès a été instantané… Elle était enfin délivrée de toute peur, et des amoindrissements cruels que la vieillesse lui avait infligés. Nous voulons croire qu’elle a retrouvé à présent la pleine possession d’elle-même, là où elle est, et toute sa joie de vivre. Et que résonnent à présent, sous les voûtes célestes, le rire sonore et les exclamations théâtrales que depuis longtemps on ne lui a plus entendus. C’est ce qui nous console de la demi-mort qu’elle a longtemps endurée, et maintenant du vide, de l’absence, et du silence…

Yannik aux multiples facettes

par Marie-José Maré

C’est avec des yeux d’enfants que j’ai vu Yannik pour la première fois. Nous arrivions alors, en famille, à l’Église du Tabernacle qui allait devenir notre Église. Mes souvenirs d’enfants à propos de Yannik sont d’abord musicaux : solos dans la chorale, accompagnement des cantiques au piano et surtout sa prestation artistique lors des fêtes de Noël de l’Église, le dimanche après-midi. La lumière de la salle baissait tandis que sa voix lyrique, elle, s’élevait… presque jusqu’au ciel. Je me croyais à un grand concert… et trouvais à Yannik un petit air de la célèbre soprano Mady Mesplé.Le temps a passé et les circonstances de la vie nous ont rapprochées de diverses manières.

 

[…] 

 

En faisant une course dans les rues de Nogent cette semaine, j’ai réalisé que mes yeux d’adultes ne croiseraient plus la silhouette de Yannik, marchant de son pas si caractéristique, les mains derrière le dos, la tête légèrement baissée et l’esprit sans doute un peu déjà au ciel…

À vos marques…

Le 16 Septembre 2020

À vos marques…

 

Alors que nous nous apprêtons à lancer la construction du nouveau bâtiment, le bâtiment D comme développement, voici un petit retour en arrière pour mieux préparer l’avenir !

 

 

C’est en février 2014, lors d’une séance du conseil d’administration, qu’est lancée l’idée d’un « bâtiment des familles » par le directeur de l’époque, Jacques E. Blocher. Il s’agit alors dans un premier temps de doubler la capacité d’accueil des familles (passer de 6 studios et appartements à 12). En effet, notre offre insuffisante oblige plusieurs couples ou familles soit à loger à l’extérieur (3 à 4 selon les années), soit à différer leur venue.

Sous la coordination de Claude Grandjean et en collaboration avec Pierre Maré, une commission se met au travail. Trois architectes sont consultés et remettent des projets avec des estimations chiffrées.

 

Le projet est évoqué en juin 2015 dans Les Cahiers de l’Institut Biblique, puis discuté en novembre de la même année lors de l’assemblée générale de l’IBN. L’accueil est unanime et enthousiaste.

 

Le projet retenu (CA de mars 2017) est celui d’un bâtiment de 5 niveaux sur sous-sol d’une surface utile de 860 m2. Il comprendra 18 chambres, 6 appartements (2 et 3 pièces), 1 réfectoire de 100 m2… L’IBN pourra ainsi loger 22 à 28 étudiants supplémentaires et augmenter sa capacité d’accueil de 40 %. Le coût est estimé alors à 2 050 000 € financé pour moitié par des dons et pour moitié par un emprunt bancaire 1.

 

La collecte de fonds est lancée en deux temps, modestement d’abord pour recueillir 40 000 € au printemps 2017, plus franchement ensuite pour collecter 1 050 000 € à l’automne de la même année. L’IBN recrute pour ce faire Rachel Vaughan pour seconder le directeur dans ce travail.

 

Deux événements ont été décisifs dans ce processus de levée de fonds : la donation généreuse d’un appartement situé au Perreux par un couple en 2018 et vendu au profit du projet (+ de 300 000 €), la mobilisation des Églises évangéliques chinoises d’Ile-de-France avec l’aide du pasteur Pascal Yau en septembre 2019 (+ de 100 000 € apportés en décembre).

 

Au moment où nous vous écrivons, les dons et promesse de dons s’élèvent à 1 100 000 € pour une cible fixée à 1 210 000 € ! Nous sommes reconnaissants au Seigneur et à tous les donateurs. Nous avons toutefois toujours besoin de votre soutien spirituel et financier pour mener ce projet à terme.

 

 

 

  1. Les études de sol et un problème technique lié à la distribution du gaz feront monter cette somme à 2 210 000 €.

Etienne Lhermenault

Cahiers de l’Institut Biblique, n° 175, avril 2017

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