Témoignages
90 ans, déjà !
"De tous les anciens élèves je suis le seul à résider à Saint-Jean-du-Gard, le village natal de Ruben Saillens. Je promène régulièrement mes petits enfants près du moulin où il est supposé être né. Les néo-cévenols le connaissent sans doute peu. Cependant les vieux protestants saintjeanais savent qui est l’auteur de la Cévenole. On a donné son nom à un espace du village, et il est connu dans nos milieux. Le souvenir qu’il a laissé est aussi celui, d’un homme ouvert. Évangélique et évangéliste, il ne cachait pas ses convictions. Souvenons-nous que dans l’entre-deux-guerres les prises de positions étaient souvent âpres. Mais il allait partout où on le réclamait, y compris chez les Réformés, et notamment au Temple de Saint-Jean-du-Gard. Il y a d’ailleurs prononcé, au moment de la déclaration de guerre de 14, une prédication dont quelques-uns parlent encore. A Nîmes, bien que baptiste, Il pouvait prêcher le matin à l'Église Méthodiste et l’après-midi à l’Oratoire. Il avait organisé les conventions de la Gardonenque avec des gens de tous bords. « Cévenols, le Dieu de nos pères n’est-il pas notre Dieu toujours » … À l’occasion de cet anniversaire nous nous souvenons de ces femmes et de ces hommes qui ont été nos maîtres. Il me semble qu’ils avaient en commun trois caractéristiques : il est certain qu’ils nous aimaient, ils étaient certes des gens de conviction, mais ils étaient immensément ouverts aux hommes. Sommes-nous des gens ouverts aux autres ?" Jean-Claude Roche, Pasteur Eglise Libre Le Collet de Dèze/Florac |
"Ce n’est pas la naturelle avancée en âge mais plutôt les circonstances contemporaines qui, ces derniers temps ont ravivé certains souvenirs « institutiques » des années 1982-1983... Puissent-ils encourager les nouveaux étudiants à jouir des liens qu’ils peuvent tisser au sein de la communauté estudiantine d’aujourd’hui !... et relativiser d’autres choses... tout en rappelant ce qui, à mon sens, est au cœur d’une association « vivante »... Tout commença au siècle dernier... il y a 29 ans... deux étudiantes s’étaient retrouvées (prédestinées ?) à vivre ensemble pendant une année scolaire dans une minuscule chambre, sous les toits, au « nouveau bâtiment » disions-nous alors, « bâtiment B » dit-on aujourd’hui. La plus jeune et dernière arrivée dormait au 1er étage du lit superposé, l’ancienne de 3e année au rez-de-chaussée... Les deux ont survécu à cette coloc comme on dirait aujourd’hui... elles se sont recroisées en Côté d’Ivoire il y a quelques années, puis se sont revues de façon plus régulières ces toutes dernières années, différentes circonstances en étant l’occasion... l’une résidant avec sa famille dans le presbytère d’une Église en Allemagne, l’autre dans un beau village ensoleillé du 9.3. non loin de l’IBN... Une des toutes dernières circonstances... fut un déménagement à Strasbourg. Premier souvenir... non désolée ce n’était pas les cours magistraux... mais... le lit superposé de « l’Étape hôtel » où, en août, nous passions une nuit pour gagner du temps dans les tris et les rangements... seule différence, la plus jeune semblait avoir plus de peine à faire un lit à l’étage qu’avant... Deuxième souvenir, non toujours pas les cours magistraux... mais... en frottant le lino du studio pour le restituer bien lustré à son propriétaire... jaillit un : « c’est comme à l’IB lorsque l’on passait la paille de fer sur le parquet »... Troisième éléments à ajouter... suite à une demande d’un ancien de l’IBN, ancien d’une Église à Strasbourg... demande d’adresse mel pour contacter un autre ancien de l’IBN... les deux « déménageuses » se retrouvèrent à partager un repas dans la famille du troisième ancien de l’IBN, dont l’épouse est elle aussi une ancienne de cette vénérable école... Sur leur suggestion, d’autres contacts furent noués, rendant encore plus confortable la suite des opérations... Quatrième élément concomitant à ce déménagement... un autre ancien de l’IBN prenait contact pour son fils étudiant à Strasbourg en quête de mobilier pour son appartement... au bout du fil, non peu fier de me dire que cette année sa fille suivrait des cours à l’IBN... je n’avais pas fait le lien en voyant son patronyme dans la liste des néo-étudiants... Certes, nous avons croisé d’autres étudiant(e)s durant nos trois années institutiques, sans pouvoir entretenir de pareilles relations avec chacun... cependant... petite morale de cette histoire... ce sont tout de même les relations humaines qui marquent et se prolongent après le diplôme (du reste qui nous demande notre diplôme ?!...). Ce que nous pouvons vivre ensemble souvent de façon très informelle n’est pas à négliger, bien au contraire... N’hésitons donc pas à encore cultiver cela à différents niveaux, dont celui de l’amicale... pour la vraie joie des relations qui sont la valeur ajoutée à un monde où le tout économique prédomine. Bibliquement, n’est-ce pas déjà la relation qui précède l’économique... la relation à Dieu pour progresser dans notre mission d’intendant et d’être social... Ce sont là selon moi, de véritables « plus » que les anciens peuvent s’apporter mutuellement. Sans minimiser les projets destinés à aider financièrement autant l’IBN que les nouveaux étudiants, que ce petit écho d’anciens nous encourage à cultiver un réseau de relations interpersonnelles. Si de « notre temps », les « cartes de prières » étaient un moyen pour M. J-M. Nicole de transmettre des nouvelles des anciens et ainsi maintenir vivant le souvenir de ce que chacun était devenu... il peut exister aujourd’hui toutes sortes d’autres supports, mais en soi le support n’est rien s’il n’est pas nourri par des relations humaines... Merci au comité pour leurs efforts conjugués à mettre le fichier à jour, ayons cependant chacun le réflexe de nourrir ces relations avec déjà quelques-uns qui nous sont proches et pourquoi pas d’en communiquer les bienfaits via la gazette en plus de nos circulaires ?!" Anne Ruolt, enseignante à l’IBN, auteur et ancienne élève de l’IBN |
Bernard
BORDES,
pasteur de l'Église
Réformée Évangélique Indépendante d'Alès "Trois années
de formation à Nogent : je les vois aujourd'hui comme une étape
irremplaçable dans mon cursus spirituel. Tout d'abord la découverte de
la Bible, livre par livre, ensuite celle du milieu évangélique.
L'exemple de sagesse biblique des professeurs NICOLE et BLOCHER,
parvenus dans la Gloire, et qui ont imprégné leurs successeurs. Enfin,
ce fut pour moi une véritable éducation chrétienne avec sa dimension
communautaire et pratique. De ce point de vue, l'Institut est un plus
par rapport aux Facultés de théologie".
Emmanuel MAENNLEIN,
pasteur et évangéliste
avec France Évangélisation
"Jeune
converti, avec un appel pour servir Dieu, je ressentais le besoin
d'acquérir une bonne formation. Mes trois années à l'Institut ont été
un merveilleux cadeau du Seigneur pour ma formation biblique et
personnelle. Mon appel pour le service a été confirmé et s'est précisé
vers le ministère d'évangéliste".
Patrick GUIBORAT,
directeur du Service
d'Entraide et de Liaison
"Étudier à l'IBN était d'abord une démarche indispensable pour
approfondir ma foi, puisque je viens d'une famille non chrétienne et
que j'étais actif dans mon Église locale. Ce fut aussi une étape
importante que Dieu a utilisée pour éclairer un chemin qui m'a conduit
vers un travail au S.E.L.".
Robert
FOUX,
pasteur et Président
de l'Association des Églises Évangéliques Indépendantes
"La solide
formation que j'ai reçue à l'Institut a considérablement influencé mon
ministère pastoral. Nogent a été pour moi le lieu béni et privilégié
des études, où mes professeurs m'ont appris à aimer la parole de Dieu
et à me fonder sur elle. Nos Églises ont besoin de tels lieux de
formation où l'on enseigne la saine doctrine".
Farida SAIDI,
responsable de l'AMI
"L'Institut
représente pour moi un voyage extraordinaire dans la Parole de Dieu.
Les discussions avec les professeurs et le témoignage de leur vie ont
été un tremplin indispensable pour mon ministère".